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" Alerte aux Pieds-Bleus " 1958
- prépublication
dans "Spirou" 938 à 957 (1956)
Morris reprend ici, et le
dessin et le scenario, à cause d’un voyage de Goscinny aux Etats-Unis.
Pour la première fois, l’action tourne entièrement autour
des indiens, chose finalement assez rare dans la série. Seuls «
Le vingtième de cavalerie », « Canyon Apache » et dans
un moindre mesure « Le chasseur de primes » et « Les Collines
noires » reprendront cette veine. Ici, il est question des Pieds Bleus
qui assiègent une petite ville de l’Arizona, Rattlesnake Valley.
Le propos est manichéen et pas très flatteurs pour les premiers
habitants des Etats-Unis, et surtout pour leur chef Ours Assoiffé, décrits
comme des buveurs invétérés, manipulés qui plus
est par Cucaracha, un truand mexicain de faible envergure.
Disons que cet album n’est pas vraiment essentiel tant les gags y sont
téléphonés et l’histoire décousue. On retiendra
encore quelques cadavres (un indien, un coyote) plus l’agonie d’un
chien en gros plan. On se souviendra aussi du partenaire de Lucky Luke, le fade
sherif Jerry Grindstone, agaçant par sa superstition.
A noter quand même l’intervention des bisons, particulièrement
bien dessinés. Ils régénèrent l’histoire du
point de vue esthétique.
A noter que Jolly Jumper s’exprime pour la première fois depuis
« La mine d’or de Dick Digger ». Page 45, il dit : «
impayable ce cow boy ». Mais il faudra attendre quatre ans pour que Goscinny lui redonne
la parole, cette fois définitivement.